Quand VarMatin rencontre Faggionato…

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Ce 1er Novembre 2017, vous pouviez découvrir une présentation de Faggionato en double page dans Var-Matin ! Pour consulter l’article original dédié à Faggionato, cliquez sur l’image ou le lien ci-dessous. Vous pouvez également retrouver le texte de l’article en bas de page.

 

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Frédéric Faggionato fait du stylo une œuvre d’art en employant des techniques ancestrales japonaises.

Il a plongé petit dans la marmite. Depuis sa tendre enfance, le travail du bois sur le tour ne l’a jamais quitté. Il s’intéresse aussi alors au montage des stylos en kit. Cette passion chevillée au corps, Frédéric Faggionato, âgé de 48 ans, la conjugue depuis huit ans en métier et au présent dans son atelier à Saint Maximin. Et au futur en fourmillant d’idées.

De ses mains et de son esprit créatif, le stylo à plume est œuvre d’art. Une pièce unique quand il emploie les laques végétales japonaises Urushi. Ce Gascon étudie l’ébénisterie dans sa jeunesse. CAP en poche, « je suis parti dans le bâtiment, responsable menuiserie de coffrage de précision dans une entreprise. Mais je faisais toujours du tournage en parallèle de mon travail. »

Tout un art

Il continue à creuser ce sillon. Pour le plaisir. « Je me documente, j’achète des bouquins, m’abonne à des magazines spécialisés. Je passe les portes de grandes enseignes pour me renseigner. Je suis persévérant. »
Jusqu’à revenir sur les bancs de l’école pour se perfectionner dans le dessin et la fabrication de ses propres modèles de stylos. Le natif de Maubourguet (65) écrit avec sa plus belle plume sa marque Faggionato, stylos de manufacture. Il y a huit ans, il quitte son emploi et s’installe comme artisan en Midi-Pyrénées. Un an après, il rejoint, avec sa compagne, la cité de la basilique. L’artisan prend son rythme de croisière.

Contre l’usure du temps.

Néanmoins, une question le taraude depuis longtemps. L’ébonite, la matière phare avec laquelle il fabrique des stylos-plumes « s’oxyde ». Curieux et tenace, Frédéric Faggionato découvre la laque végétale japonaise « conçue pour protéger le matériau contre l’usure du temps ». Tout un art s’ouvre à lui. Une Française qui a vécu au Japon, maître laqueur, lui prodigue les bases. Il se perfectionne avec une Meilleure ouvrière de France. Crée son atelier ad hoc et poursuit ses recherches jusqu’à trouver dans la région japonaise de Wajima, sa parle rare. De haute qualité. Les laques végétales Urushi. Elles subliment ses stylos dont des Belges, Suisses, Américains, Indiens.. apprécient la qualité. Frédéric Faggionato se lance dans un nouveau challenge en concourant pour être Meilleur ouvrier de France en laque.

Précision, patience & dextérité

Frédéric Faggionato confectionne ses stylos notamment avec de la résine acrylique – « Je ne suis pas fan, mais c’est sympa pour les jeunes »– mais souhaite employer des matières plus naturelles. Dans cette quête, il se tourne depuis trois mois vers l’acétate de cellulose – « Du coton mélangé avec du solvant » – dont il travaille des blocs solides tout faits. Perfectionniste, il compte fabriquer des moules afin d’avoir des plaques aux mesures qui lui conviennt. Et composer ses propres mélanges de matières. Pour mettre sa patte et personnaliser ses création comme il l’avait fait en s’initiant à la fonderie d’art de bijouterie. Il posait ainsi sa griffe sur certaines de ces agrafes.
De la fonderie d’art à l’art du laquage, l’artisan franchit allègrement le pas avec précision, pertinence et dextérité. Et esprit créatif. Les laques végétales japonaises Urushi sont appliquées par couche – « avec des pinceaux de cheveux de femmes asiatiques » – sur les différentes parties du stylo en ébonite. « Il faut au minimum une trentaine de couches ». Après chacune de leur application, elles durcissent dans une armoire avec un taux d’humidité de 80% et une température constante de 22°C. « Elles restent entre deux jours minimum à plusieurs semaines ». Entre chaque couche « il faut poncer avec du charbon de vois ». Au gré de son inspiration, il peut apporter à sa pièce artistique une décoration avec des morceaux de coquilles d’œufs (de poule ou de caille) – posés un à un avec une petite pointerolle, ou de la nacre, des poudres très fines de métaux, de la feuille d’or… Une fois les laques appliquées, un peu d’huile sur les mains et on « polit avec la paume ou les doigts jusqu’à brillance » Il faut entre 2 et 3 mois, parfois six, pour faire un stylo selon les techniques employées.

www.faggionato.fr

 

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